Développement des projets d’injection de biométhane

Les explications de Cyril Lejeune – Chef des ventes gaz et biogaz d’Eneria.

En 2011, le gouvernement français a mis en place un dispositif de soutien à l’injection de biométhane dans les réseaux de gaz naturel. Depuis cette date, ces projets ont vu le jour et commencent à s’intensifier. Suite à une interview dans Energie Plus, Cyril Lejeune, chef des ventes gaz et biogaz d’Eneria, explique la vision d’Eneria sur les projets d’injection de biométhane.

Les unités de méthanisation transforment des déchets en biogaz pouvant être valorisé de différentes manières :

  • Pour produire de l’électricité et de la chaleur : pour ce type de production, Eneria propose et installe des moteurs de cogénération Caterpillar, avec une gamme allant de 60 à 3 770 kWe. L’électricité produite est ensuite revendue à EDF.
  • Pour la production de biométhane : après une épuration poussée, le biométhane peut être injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel. Le gaz produit est donc revendu à GrDF.

Depuis quelque temps, Eneria constate que les projets d’injection de biométhane se développent de plus en plus, via de grosses installations. Cyril Lejeune précise que « la gamme historique d’Eneria concerne des cogénérations supérieures à 500 kWe et, aujourd’hui, nous constatons que 8 projets biogaz sur 10, dans ces plages de puissances, se tournent vers l’injection ».

Le biométhane peut être utilisé pour les différentes utilisations de la vie d’un foyer, mais aussi pour le transport. En effet, il peut être appliqué comme carburant. De plus, l’injection de biométhane permet d’avoir un tarif d’achat pendant 15 ans, fixé par arrêté. C’est ce que mentionne Cyril Lejeune : « le système est plus stable pour les producteurs ».

L’injection de biométhane ne concerne pas forcément les projets de petites puissances. Ces dernières sont plus orientées vers la cogénération.